Chers amis de la pyramide de lumière,
En décembre dernier lorsque nous étions à la pyramide, j’ai enregistré une conversation avec notre ami Rémi et, avec son autorisation, j’ai eu envie de partager avec vous ce texte qui m’a beaucoup touché et qui me semble très éclairant quand nous sommes sur des chemins ténébreux…
Quand, en juin, j’ai voulu faire ma réservation pour la Pyramide, il n’y avait malheureusement plus de place. J’espère néanmoins vous revoir prochainement et je vous souhaite à tous un chemin rayonnant de lumière et de paix.
En unité sur ce chemin, je vous embrasse affectueusement

Pierre

INTERVIEW DE REMI FLORIAN PAR DR. PIERRE CORET

Pierre Coret : Je voudrais reprendre avec toi ce que tu as dit hier parce que cela m’a beaucoup touché, et je pense qu’on a vraiment une réflexion à mener qui, pour moi, n’est pas si simple que cela…
J’entends bien que le fait de parler de toutes les forces négatives, c’est leur donner trop d’importance, et que ce n’est peut-être pas une si bonne chose que cela, mais ne pas en parler, je trouve que c’est aussi un grand risque !…
Lorsqu’on doit y faire face toute la journée, comme c’est le cas dans mon métier de psychiatre et psychothérapeute, il est essentiel de pouvoir se situer bien clairement à l’intérieur de soi, afin de ne pas se faire embarquer, ne pas se faire polluer, ni se faire envahir par des entités qui n’ont rien à voir avec nous, et ainsi ne pas être victime de toutes les manipulations dangereuses que sont la magie noire, le satanisme, etc…
Personnellement, j’en ai été victime également, et si j’en suis débarrassé aujourd’hui, c’est parce que j’ai fait appel à des gens qui travaillaient dans ce secteur-là. Mais c’est toujours partie remise !

C’est donc, pour moi, une dimension qui me semble très importante, en particulier dans le champ de la psychiatrie. Il faut savoir qu’en France, elle est complètement niée par la plupart des gens qui travaillent dans le domaine « psy » : lorsqu’on en parle (parce qu’on s’est rendu compte de son « efficacité » malheureusement et de tous les dégâts que cela pouvait provoquer), on vous prend pour un « fada » ou pour un membre de secte dangereuse ! En tous les cas, c’est mon expérience !

J’ai bien compris que le fait de s’entourer de mantras, de la prière, de faire briller la lumière en soi, etc… est sûrement une bonne protection, mais pour autant, lorsqu’on s’y trouve confronté comme toi tu as pu l’être dans tes conférences et comme je le suis également (que ce soit dans mes conférences ou dans les cours et formations que je donne très régulièrement), ce n’est pas toujours facile et c’est ce qui me donne envie d’approfondir le sujet avec toi !

Je me dis aussi que ce n’est peut-être pas pour rien que tu as eu le cœur gros pendant des années et qu’il a été si fragilisé…
Ton exemple de voir ton propre cœur « remis à neuf », si je puis dire, me touche énormément comme étant une métaphore extraordinaire de ce que nous avons à faire, ou de ce que j’ai à faire aussi peut-être, pour éviter de se faire avoir dans une forme d’ouverture qui ne serait pas toujours juste, parce que l’ouverture en soi, c’est bien, mais pas l’ouverture au démon, pas l’ouverture aux forces noires, etc…
A mon avis, on ne parle pas beaucoup du discernement par rapport à tout cela et je trouve que c’est un peu dommage !
Voilà où j’en suis de mes réflexions et j’aimerais t’entendre à ce sujet…

Rémi Florian : C’est un vaste programme !

Le discernement est vraiment une qualité qui s’acquiert par la sagesse, il n’y a pas de recette : le discernement arrive quand la sagesse est là, et la sagesse est là quand on a fait un certain nombre d’expériences qui nous ont apporté un enrichissement intérieur.

En l’occurrence, sur le sujet des protections et des attaques (puisque c’est de cela qu’il s’agit génériquement), je peux dire que j’avais vécu des difficultés importantes. En effet, sans vouloir me l’avouer, j’avais été bien impacté par une magie noire il y a quelques années, et je l’ai éliminée grâce à un travail particulier fait à la suite d’une aide d’Alex Orbito dont j’ai bénéficié.
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Dans ce cas précis, il s’agissait d’un travail en lien avec un arbre qui m’a appelé dans un songe. Symboliquement, j’ai dû mettre au pied d’un arbre les cendres de ce qui avait été retiré de mon corps et que j’avais brûlé. Je devais le déposer à un endroit que je ne connaissais pas exactement mais que je situais à peu près.

Ce que je veux dire par là, c’est qu’à un moment donné, de toute façon, c’est la personne qui fait le travail, c’est-à-dire qu’il y a un soutien, il y a un passeur qui est là, qui est disponible pour passer le gué, mais le gué, c’est à chacun de le traverser !…
Pour la guérison, pour les soins, pour la prière et tout ce qui concerne les notions d’attaque et de défense dans le domaine psychologique, je pense que c’est la même chose : il y a un vrai travail à faire par chacun. Le discernement vient avec ces expériences.

Ce qui me paraît évident maintenant, c’est que, par rapport à des attaques possibles, nous devons d’abord éliminer la crainte de l’attaque, car si nous lui donnons une prise sur nous-même par la moindre faille (la peur, antithèse de l’amour, est une faille importante), alors l’attaque peut s’insinuer très facilement à travers cette ouverture. Dans ce cas, toutes les « protections » qu’on pourra imaginer n’auront en fait qu’un seul résultat : l’attaque sera plus efficace !
Par exemple, le fait de mettre en place des rituels (tel ou tel type d’habillement, tel ou tel type de couleur, ou d’utiliser des protections telles que des bijoux ou des choses comme cela) peut très bien renforcer, c’est-à-dire engrammer, rendre physique, démontrer la peur et lui donner un ancrage. Dans ce cas, contrairement à ce que nous croyons, nous ne sommes pas protégés du tout, c’est l’inverse qui se passe !

P.C. : Tu es persuadé de cela ?

R.F. : C’est mon expérience !
Actuellement, je porte une pierre de protection qui m’a été offerte il y a quelques années, avant que je ne fasse le travail réalisé ici à Mabini. C’est un don d’une dame spécialisée dans les minéraux ; elle est médium et m’a dit : « toi, tu auras une mission importante, je te fais un cadeau ». Elle m’a donné cette pierre et depuis, je la porte. Mais elle n’est pas née d’une peur : elle est née d’un acte d’amour, d’une offrande.
Avant d’être convaincu du pouvoir de la magie noire, j’étais totalement persuadé que si on n’y croyait pas, si on ne lui donnait aucune force, il n’existait pas, tout simplement. Malgré cette conviction, j’ai été touché…
La grosse différence par rapport à ma pensée d’aujourd’hui, c’est que c’était purement de la négation, car je disais : « je n’y crois pas, cela n’a aucune force et cela n’a pas de valeur ! » mais je ne l’avais remplacée par rien.

Depuis, j’ai rempli le vase avec toute autre chose, c’est-à-dire que j’ai vraiment la sensation d’être baigné de lumière, d’être béni, d’avoir des soutiens, d’être dans un grand bain de lumière, ce qui fait que l’ombre n’a pas de place…
J’avais fait une erreur en disant simplement que « l’ombre n’existe pas », mais je n’avais pas allumé la lumière pour autant, et cela ne suffisait pas !…
Je disais toujours à qui voulait l’entendre : « si vous n’y croyez pas, vous ne serez pas touché ! N’y croyez pas et personne ne peut rien vous faire ! ». Or, cela est incomplet !…

Ne pas y croire ne nous met pas à l’abri : bien au contraire, nous devons accepter de croire qu’il est possible que nous ayons des failles qui permettent à une violence de pouvoir nous atteindre, que ce soit une violence physique, verbale ou symbolique comme celle de la magie noire.
Nous devons avant tout accepter cela comme base : c’est possible !
Nous ne nions pas la chose, au contraire, nous disons: « c’est possible » ; voilà le constat !
Après, nous donnons ou pas les moyens à ces forces négatives de s’inviter chez nous…
Ce que je ressens, c’est qu’effectivement, il faut prendre la place de façon très sincère, très profonde et très forte, de telle sorte qu’à ce moment-là, ces forces indésirables ne puissent pas nous toucher.

Je ne sais pas si tu vois la différence entre juste une négation et, au contraire, une accréditation de la possibilité, accompagnée d’une mise en état personnelle qui nous permet de faire un choix très clairement.

P.C. : Oui !
J’ai réfléchi également, d’un point de vue psychologique, et il me semble que plus les gens ont été blessés au niveau de leur propre enfance, plus ils ont été traumatisés, et plus cela ouvre chez eux des espaces que tu appelles « failles ».
Non seulement ces personnes-là ont vécu des traumatismes terribles (je pense à des viols, des incestes, etc…), mais elles se retrouvent ensuite avec des failles qui leur donnent encore plus la possibilité d’être touchées par des entités, de la magie noire, etc… (Il y a quand même beaucoup plus de gens qu’on ne croit qui pratiquent la magie noire, il me semble…).

R.F. : Je suis totalement d’accord sur le fait que ce genre d’attaque puisse exister !
Effectivement, l’enfance est un moment particulièrement fragile dans la vie d’une personne : si elle a eu des traumatismes par différents canaux, elle est devenue plus vulnérable à ce genre d’agression ; on peut dire que la personne a été affaiblie à un certain moment, mais elle n’a acquis aucun moyen lui permettant de décider de remplacer sa peur par autre chose.

A un moment donné, la personne doit grandir !
Je ne connais pas d’autre moyen : peut-être que tu rencontreras des gens qui te donneront des recettes pour protéger les personnes sans leur participation, mais pour moi, la seule protection, c’est en eux qu’ils doivent la trouver, c’est-à-dire que les gens ne peuvent grandir qu’en travaillant sur leur propre peur : c’est ce qui leur permettra ensuite d’accéder au choix…
C’est le « Vade retro, Satanas » !

P.C. : Entièrement d’accord, tu définis ce qui, pour moi, est aussi un des objectifs fondamentaux de la psychothérapie telle que je l’entends personnellement, à savoir celle que nous pratiquons et que nous enseignons dans notre Ecole SAVOIR PSY…
Mais il est vrai que faire entendre cela à la plupart des psys, c’est difficile !…

R.F. : Mais, est-ce vraiment ton objectif de faire entendre cela à n’importe quel psy ?

P.C. : Ah, non ! Je me fixe cet objectif-là, entre autres, parce que je m’en aperçois, mais je prends conseil et j’envoie un certain nombre de patients auprès de personnes qui sont plus spécialisées que moi dans ce type de travail, car je ne suis ni exorciste, ni chasseur de démons, ni chamane, ni Alex Orbito, c’est-à-dire des gens qui se situent quand même dans une filiation par rapport à tout ce qui est de l’ordre du chamanisme philippin…
Je trouve qu’il y a là quelque chose de tout à fait fabuleux qui a vraiment besoin d’être creusé, à mon sens : c’est pour cela que je suis là…
Cela m’interpelle beaucoup et je pense qu’il faut qu’on arrive à trouver des mots, des images et une compréhension qui puissent relier l’homme d’aujourd’hui à des racines qui lui permettront de retrouver ce chemin vers la lumière, parce que beaucoup de personnes s’enfoncent progressivement dans l’ombre, sans avoir la moindre possibilité de penser qu’il puisse y avoir quelque chose d’autre qui existe…
En tous les cas, ce n’est pas la psychanalyse freudienne ou autre qui offre la possibilité d’aller vers la lumière, cela c’est clair !…

R.F. : Non, je pense que l’équipe soignante a un rôle fondamental dans ce qu’elle projette elle-même : si elle est convaincue de la puissance de la magie noire et qu’elle n’a pas fait le travail vers la lumière, à mon avis, cette équipe est vouée à l’échec ! En fait, elle ne peut pas aider, même si ses convictions, ses intentions et sa bonne volonté sont extrêmement puissantes et sincères…A mon avis, soit on décide d’entrer dans un champ thérapeutique et on se donne les moyens correspondants, soit on s’intéresse à autre chose !
Là, en l’occurrence, je ne vois pas d’autre choix pour une équipe thérapeutique du type de celle que tu mènes, que celui de travailler sur sa propre lumière d’abord, de telle sorte que ses intentions soient aussi portées par un pouvoir, c’est-à-dire qu’elle ait le potentiel de servir avec les outils adaptés à l’objectif qu’elle s’est fixé.

Il me semble que les valeurs qui apportent un équilibre chez l’être humain touché par ce type d’attaque psychique violente, sont celles du cœur qui, au-delà de la bienveillance… se connectent vraiment à la Source. L’ombre se nourrit de la lumière : cela parait invraisemblable et même carrément antinomique, mais si on donne à l’ombre de l’espace, elle va le prendre !…

P.C. : Qu’est-ce que tu entends par « donner à l’ombre de l’espace » ?

R.F. : Pour la personne qui est agressée, il m’apparaît évident qu’elle a eu des failles et que « de l’espace » a été donné à un certain moment, ce qui a permis à l’ombre de s’installer. Mais je note aussi que l’équipe médicale qui entoure la personne, peut elle aussi laisser de l’espace à la noirceur !
Pour ne pas en arriver là, l’équipe thérapeutique doit donc être parfaitement claire, lumineuse, sur son axe, soudée et unie, etc…

P.C. : Je dirais que cela, c’est un rêve aujourd’hui !

R.F. : Oui, mais ça doit être un objectif, sinon ce n’est pas pérenne…
D’ailleurs, beaucoup de personnes qui ont bénéficié d’une évacuation d’une symbolique de magie noire ont ensuite rechuté gravement… Je veux dire par là qu’il ne suffit pas d’enlever l’objet ou de créer une séquence forte et parfois très théâtrale, avec beaucoup d’émotions, car cela ne servira à rien du tout si la personne soignée n’atteint pas l’étape lui permettant de remplir sa faille avec de la lumière.

Je pense que ce n’est pas de la technique, on est dans un autre champ; à mon sens, ce n’est pas une série de chapitres qu’on peut écrire pour rajouter un nouveau type de thérapie par exemple ; c’est beaucoup plus souple et multiforme qu’on ne le pense…
La solution que je vois là n’est pas forcément simple : tu n’as pas choisi quelque chose de simple, mais c’est carrément essentiel !…

P.C. : Oui, mais il faut savoir quand même qu’en France, 1 personne sur 4 est touchée : 25 % de la population est sous psychotropes : c’est énorme !

R.F. : Ce ne sont pas forcément des gens qui sont touchés par de la magie noire…

P.C. : Non, je ne parle pas uniquement de magie noire, car l’impact de la magie noire est vraiment la blessure la plus extrême qui soit, mais tu sais combien toutes les pensées négatives peuvent aussi avoir une influence très néfaste sur les gens ; la pensée et la parole ont quelque chose qui est porteur de négativité et de positivité bien sûr, mais il y a les 2 aspects !…
R.F. : Oui, bien sûr !
Pour en revenir à ces notions de protection et d’attaque, je dirais, en résumé, qu’il faut d’abord accepter que cela soit possible, ne pas être dans la négation (car on serait alors dans une espèce de monde utopique qui n’est pas celui dans lequel on vit), et ensuite agir de telle sorte que les failles soient remplies et qu’il n’y ait plus de place pour l’ombre ; et cela, c’est un vrai travail pour le psychothérapeute…

Je pense réellement que le métier d’accompagnement de la psyché humaine est très beau et il mérite vraiment d’évoluer : il y a un vrai travail à faire par des gens comme toi ! La voie que je pressens par rapport à cela n’est pas technique, c’est la voie du cœur : c’est elle qui peut sauver les gens… C’est en étant entourés d’une équipe aimante qu’ils pourront ressentir la différence entre ce qu’ils éprouvent lorsqu’ils ont peur et qu’ils sont submergés par leur angoisse ou bien lorsqu’ils sont baignés dans un espace où règne l’amour.

Ce n’est qu’après avoir ressenti cette différence-là qu’ils pourront faire un choix : il y a de grandes chances qu’ils choisissent la 2ème ambiance (mais ce n’est pas garanti bien sûr) et s’ils font ce choix, alors il faut les accompagner, c’est-à-dire les aider à redonner du sens, de la vie et de la lumière à leur être intérieur. De toute façon, ce sont eux qui vont agir: ce n’est pas un médicament qui va les sauver, ce n’est ni un psychologue, ni un psychiatre ou un psychothérapeute, en fin de compte, c’est toujours la personne elle-même qui fait le travail. Même en psychanalyse, c’est le patient qui va chercher ses distorsions, ses problèmes ; il va ensuite les révéler et après, avec un peu de chance, il saura quoi en faire, ou bien avec un peu de malchance, il restera avec son problème.

C’est donc toujours la personne qui est au centre de sa propre guérison ; en tous cas c’est ce que je ressens… Bien sûr, elle doit être accompagnée. A un moment donné, même les plus grands maîtres disent : « je ne peux plus rien pour toi, c’est à toi de faire ! » La personne qui souffre, il faut alors qu’elle fasse le choix …
Pour cela, elle a besoin de ressentir, d’avoir accès à autre chose, non pas par une négation ou un dysfonctionnement interne provoqué par des psychotropes, etc… mais par une vraie proposition d’ambiance dans laquelle elle peut sentir la différence et prendre une décision, faire un choix. A partir de là peut s’ouvrir tout un travail d’accompagnement, de développement de la conscience de soi, d’accueil de la lumière, etc…

Pour illustrer mon propos, on peut ici prendre l’image de deux pièces fermées, séparées par un mur et une porte. Dans l’une des pièces, on met de la lumière. Si l’on ouvre la porte, que se passe-t-il ?…Un « rayon d’obscurité » rentre-t-il dans la pièce lumineuse? Non, bien sûr, c’est l’inverse qui se passe !! Cette métaphore dit tout.

Lorsque la personne décide de se placer dans la pièce lumineuse, elle se met hors de portée de l’ombre : elle n’a pas besoin d’utiliser une carapace, des bijoux, des pierres précieuses, des gris-gris, des mantras etc… comme étant des espèces de techniques qu’on pratiquerait dans l’ombre, une ombre « maintenue » omniprésente par la pensée de peur.

La seule thérapie qui me semble convenable, c’est d’accompagner la personne pour lui permettre de passer la porte et se rendre dans la pièce lumineuse. Pour moi, c’est là que se trouve la réponse. Mais restons attentifs : dans cette pièce lumineuse, toutes nos carapaces nous coupent de la lumière elle-même : c’est-à-dire que lorsqu’on dit qu’il faut se protéger, faire tel ou tel rituel ou dire telle ou telle phrase, etc., on croit se protéger, alors qu’on engramme la peur, on lui donne plus de force !…

On peut imaginer que la personne qui passe la porte pour aller dans la lumière en gardant ses carapaces et ses gris-gris fait fausse route. En fait, toutes ses soi-disant « protections » vont juste l’empêcher d’être dans la lumière : elle aura l’ombre de sa propre carapace ! Ainsi, il y aura la lumière, la carapace, la personne… et derrière sa « protection », elle sera en fait dans ses propres ténèbres !…

Je pense vraiment que l’acte thérapeutique consiste d’abord à amener la personne vers la lumière. Pour cela, l’équipe elle-même doit être convaincue que c’est en rayonnant la compassion et l’amour qu’elle trouvera le secret de la thérapie permettant d’accompagner la personne qui souffre vers la lumière. En même temps, elle pourra l’aider à comprendre que la protection n’existe pas vraiment.
Etre cristallin, totalement transparent, être soi-même une lumière permet d’éliminer l’ombre de la mauvaise compréhension et de la souffrance.

P.C. : Je ne sais pas si cela est dicible, mais je me demande quel a été pour toi l’accompagnement, c’est-à-dire ce qui t’a permis d’avoir un déclic et de choisir d’aller vers la lumière, car tu disais tout à l’heure : « je n’étais pas près de mon cœur et j’en ai été complétement malade, puis, petit à petit, il y a un chemin qui s’est fait… ».
Je sais bien qu’on ne peut pas faire le choix à la place de la personne et que c’est toi qui l’as fait avec ta propre foi, ton propre courage, etc…, mais ce courage, cette force, il faut quand même que ce soit vectorisé par quelque chose : qu’est-ce qui a produit un déclic chez toi ?

R.F. : C’est très simple, c’est tout à fait dicible, et je n’ai rien à cacher, surtout pas dans ce domaine-là !…
Il y a eu d’abord l’acceptation de ce qui m’arrivait, c’est-à-dire que j’avais un problème qui s’aggravait mois après mois : mon cœur allait de moins en moins bien…et aucune équipe médicale, hospitalière, chirurgicale, ou alternative et naturelle ne pouvait rien pour moi. Mes tentatives ont été bien nombreuses… J’ai donc dû accepter ce qui m’arrivait : quelque chose ne fonctionnait pas en moi !

Après ma rencontre avec Alex Orbito, je suis allé dans la Pyramide de lumière, à l’endroit le plus lumineux de notre planète, un endroit exceptionnel où, surprise !.. je me suis retrouvé plus mal qu’avant. C’était pour moi déjà le 1er constat. L’accepter, a été un cadeau : mais où trouver la clé ? Je ne l’ai pas trouvée tout seul : j’ai eu des conversations avec certaines personnes et Agnès, mon épouse, m’a beaucoup aidé aussi.

J’ai eu également des révélations intérieures : ma petite voix me disait d’aller voir de tel ou tel côté, de respirer lorsque je me sentais agressé, d’utiliser les moments où j’avais des difficultés dans la journée pour faire une relaxation, pour faire un sourire intérieur très rapidement : c’est ce que je professe maintenant, car je donne des cours sur l’intuition et sur ces sujets-là…
Je propose aux gens des techniques pour faire une pause alpha, un sourire intérieur, se brancher sur radio bonheur, sur « radio lumière » et non sur « radio merde », car elles émettent en même temps : il suffit de faire son réglage pour recevoir la bonne émission !

Il y avait plein de bribes, de techniques, de choses qui n’étaient pas correctement connectées chez moi : elles n’étaient pas mises en lien avec l’objectif que je m’étais fixé : j’aurais pu aussi aller à la Pyramide en touriste et me dire que tout allait bien, mais l’objectif que je m’étais fixé était extrêmement élevé et je me suis rendu compte ensuite qu’il fallait que je l’assume …

A différentes étapes, ce sont des rencontres, des lectures qui m’ont beaucoup touché, en particulier « les Intégrations christiques ». J’ai pleuré à la lecture de 4 gros ouvrages écrits par 2 médiums canadiens ; j’ai versé des larmes de la 1ère à la dernière page !… Tout cela a fait son bout de chemin ; j’en ai discuté facilement avec Agnès et d’autres amis auxquels je pouvais me confier. Ce sont des ouvrages très puissants écrits par André Deladurantaye et Francine Ouellet ; en fait, c’est la transcription de séquences qu’ils ont données une fois par mois au Canada dans les années 2000.

Ces deux médiums intègrent l’énergie christique pour une soirée avec des personnes invitées. Un thème leur est donné par intuition dans la semaine qui précède. Puis, lors de cette soirée, après une préparation commune (une méditation ou une prière), les médiums changent d’état de conscience et commencent à intégrer l’énergie christique qui se présente, salue l’assemblée et développe le thème.

Au moment de ce basculement-là, je prenais l’énergie en plein cœur en tant que lecteur : j’avais le Christ face à moi qui me parlait, c’était une évidence… Rien pour moi ne sonne creux ou faux dans ces lectures : c’est rare dans ce domaine traité pourtant dans des centaines d’ouvrages…
Les explications sur le thème en question, lorsqu’elles sont dans une expression masculine, sont données par André, et lorsqu’elles sont dans une expression féminine, le sont par Francine . Ce sont des propositions pour la vie de tous les jours. Ces lectures-là m’ont beaucoup aidé, car elles sont extrêmement positives, et c’est du concret ! La difficulté quotidienne n’est pas niée, c’est très lumineux : cela m’a nourri !…

Puis, j’ai commencé à avoir des messages moi-même par télépathie profonde et consciente avec une Présence de Lumière. Je les ai transcrits au fur et à mesure, et j’ai suivi les conseils qui m’étaient donnés : chaque jour j’essayais de faire ce qui m’était suggéré, jusqu’au moment où, un soir, alors que je faisais ma méditation comme d’habitude, j’ai eu une expérience au cours de laquelle l’univers m’a proposé une guérison instantanée dans une explosion de lumière. J’étais arrivé peut-être à un stade où j’avais vraiment intégré et compris tout ce que je m’étais fixé comme objectif ; j’avais mis la barre très haut et il me fallait ouvrir ma conscience pour parvenir à avancer sur le chemin…

Une des principales choses à retenir, c’est que ce que j’ai vécu là, je l’avais décidé quelque part comme étant un point d’ancrage symbolique pour une famille d’âmes. J’avais décidé de faire un travail particulier (chacun en a un) sur l’énergie du cœur. Ainsi, le cheminement que j’ai fait est symboliquement offert à tous…

P.C. : Et la famille d’âmes, c’est la famille de tous ceux qui se réunissent autour d’Alex ?

R.F. : Voilà ! C’est la question que j’ai posée dans mes conversations télépathiques, et la réponse c’était cela, et au-delà, mais c’est d’abord cette famille-là.

Cela peut servir de point d’ancrage aux explications que je t’ai données tout à l’heure, c’est-à-dire que chaque personne choisit ce qu’elle se sent capable de faire, selon son niveau. Mais pour y parvenir elle a besoin d’une équipe de lumière comme celle que j’ai pu avoir ici : vous étiez tous mes thérapeutes en quelque sorte, vous m’avez apporté une compassion, une présence, des modèles d’existence et des séquences de vécus sur lesquels j’ai pu m’appuyer.

Je pense que c’est « transcriptible » : il y a des parallèles sur lesquelles on peut s’appuyer pour aider les gens, dans le sens où ma maladie n’est qu’un décalage entre « qui je prétends être » et « qui je suis », comment je fonctionne et comment je m’étais fixé de fonctionner quelque part en arrière-plan.
Cela génère une maladie physique ou psychologique : finalement, il n’y a pas une grande différence ! Je pense que c’est cela qu’on peut tirer de cette expérience qui est un peu « extrême », dirons-nous….

P.C. : C’est une expérience extraordinaire ! C’est absolument fantastique : je passe d’événements fascinants en événements fascinants !…

R.F. : Cela a développé énormément de reconnaissance en moi : je suis maintenant dans un état de gratitude permanent : c’est précisément ce que je n’avais pas assez exploré !…
Evidemment, je connaissais la gratitude : c’est d’ailleurs un « cadeau » de mon associé Michel avec lequel je travaille dans mon bureau d’architecture. La 2ème année de notre association (on se connaissait déjà depuis plusieurs années, car il était venu suivre ma formation), il m’a offert une petite page, en me disant tout simplement : « Tiens, c’est pour toi ! ».

Le texte s’intitulait : « La gratitude », c’était un écrit d’Aïvanhov. Je l’ai lu et j’ai été très touché ; je l’ai vraiment intégré comme étant un objectif, cela date d’il y a plus de 12 ans…
Dès le moment où il m’a donné ce texte, j’ai immédiatement travaillé cette vertu, mais ce n’était pas par rapport à ce qui se passait, ou à la puissance des énergies qui étaient là, ni à l’objectif que je m’étais fixé.

Il restait un décalage important. Les gens me disaient à propos de la cérémonie d’ouverture de la Pyramide: « tu as bossé pendant presque 2 ans chez toi pour ce projet, tu es venu tous les mois pour suivre les travaux, pour t’assurer que tout fonctionnait bien, tu es monté sur la Pyramide pendant le chantier et tu as assuré le suivi : personne ne peut être mieux préparé que toi pour cette initiation, cette inauguration, cette envolée des énergies de la pyramide ».

Mais c’était une erreur, parce que je n’étais pas prêt par rapport à mes objectifs personnels : il y avait un décalage important et j’ai pris une sacrée veste !… J’étais atterré pendant l’inauguration, à la limite extrême de la syncope permanente, et ensuite, pendant 8 mois, j’allais de plus en plus mal…

P.C. : Que t’a dit Alex à ce moment-là ?

R.F. : Alex m’a dit qu’il ne pouvait rien…
Je suis allé le voir encore au mois de juin dernier en Allemagne, où il donnait des soins.
Lorsqu’il a voulu me soigner, il a retiré sa main et il m’a dit : « Waouh ! Your heart is like a fish, !… » : il a senti que mon cœur bougeait comme un poisson qu’on sort de l’eau ; impossible de le maîtriser, il n’arrivait pas à le calmer, et moi non plus, même en faisant des respirations, en me mettant en méditation profonde, c’était impossible !…De toute façon, mon cœur faisait ce qu’il voulait…

Alex a alors souhaité élargir le cercle de guérison ; il a demandé à d’autres personnes de venir pour un soin pendant lequel il a intégré la conscience nommée « White Lady » qui est son guide, et bien au-delà … Les premiers termes qui ont été dits à cette occasion-là, dans cette conscience-là, sont : « Je suis White Lady, je ne suis pas un guérisseur ; je viens t’apporter la lumière ».
J’ai alors compris qu’Alex ne pouvait plus rien faire de plus « à ma place ». Quant à White Lady, elle m’apportait la lumière, mais elle ne me guérissait pas.
J’en ai tiré la conclusion suivante : « Débrouille-toi, mon gars, c’est à toi de faire !… ».

Je pense que c’est cela le plus important, et il peut être fort intéressant de mettre des parallèles dans toute l’échelle de la démarche thérapeutique en général. Déjà Hippocrate disait : « Moi, j’occupe le malade pendant que la nature le guérit ». (C’est-à-dire « il se guérit lui-même »…)

P.C. : Tout à fait !
C’est Ambroise Paré qui disait aussi : « Je l’ai soigné, mais c’est Dieu qui l’a guéri ».

R.F. : C’est sur ces plans-là qu’une action thérapeutique peut être menée, c’est-à-dire en faisant confiance, en amenant les personnes à faire émerger leur beauté intérieure, leurs capacités profondes, leur pouvoir personnel, leur autonomie, en arrêtant de prendre le pouvoir sur elles en tant que médecin, en tant que psychiatre, etc…

Pour nous c’est pareil, comme architectes, nous prenons bien trop souvent le pouvoir sur la façon de vivre des gens : il faut changer tout cela pour laisser s’épanouir toute la beauté et la grandeur de la personne.

A mon sens, un malade psychiatrique, comme tout autre malade et comme tout être humain finalement, est sur un chemin. Plutôt que d’utiliser des techniques qui lui volent son parcours et le détournent de sa voie, le thérapeute tel un guide peut l’aider à émerger grâce à un accompagnement et une considération qui vont au-delà du respect et de la compassion. C’est avec de l’amour qu’on peut aider l’autre à exprimer qui il est vraiment et à trouver la santé, la la sérénité et paix.

Pyramide de Lumière, Mabini, Philippines, Décembre 2012

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